Les alentours de Tanger sont pleins de coins inattendus, de collines boisées, le tout bordé d’un magnifique littoral parsemé de magnifiques plages et de villages de pêcheur où le temps semble s’être arrêté.
Parmi eux, Belyounech, un village de pêcheur caché et entouré de montagnes vertes jaspées et abruptes. C'est la dernière plage du nord du Maroc, à la frontière avec Ceuta.
Parmi eux, Belyounech, un village de pêcheur caché et entouré de montagnes vertes jaspées et abruptes. C'est la dernière plage du nord du Maroc, à la frontière avec Ceuta.
Situé à 7 Km à l’ouest de l’enclave espagnole, sur les versants de Jbel Moussa. Son port naturel et ses sources d’eau douce ont fait la richesse de la ville et de sa région, constituant ainsi un point précieux pour Ceuta qui n’a jamais cessé de s’y approvisionner en eau (et en sable).
Le village est dominé par l’énorme masse de Jbel Moussa, appelé encore « La Mujer Muerta » du fait de sa forme si singulière qui évoque les formes d’une femme étendue.
Le village est dominé par l’énorme masse de Jbel Moussa, appelé encore « La Mujer Muerta » du fait de sa forme si singulière qui évoque les formes d’une femme étendue.
L’histoire de Belyounech remonte aux légendes de l’Antiquité, en effet, la montagne de Jbel Moussa qui surplombe le village était considérée par les anciens comme étant la colonne d’Hercule côté Africain.
L’helléniste Français Victor Bérard identifie Belyounech et particulièrement l’île de Péréjil (ou encore îlot de Laila), comme étant la demeure de Calypso où Ulysse demeura prisonnier pendant sept ans de la divine nymphe. Le site, de par son relief paradisiaque mais difficile d’accès, sa riche végétation abondante et sa position exceptionnelle collant parfaitement à la description présente dans le récit d’Homère.
Enfin, l’historien marocain Germain Ayache évoque Belyounech en ces termes : « Là aussi […] existait du temps des Romains une cité noyée dans les jardins, Exilissa. C’est elle, que Belyounech la musulmane continua. »
L’helléniste Français Victor Bérard identifie Belyounech et particulièrement l’île de Péréjil (ou encore îlot de Laila), comme étant la demeure de Calypso où Ulysse demeura prisonnier pendant sept ans de la divine nymphe. Le site, de par son relief paradisiaque mais difficile d’accès, sa riche végétation abondante et sa position exceptionnelle collant parfaitement à la description présente dans le récit d’Homère.
Enfin, l’historien marocain Germain Ayache évoque Belyounech en ces termes : « Là aussi […] existait du temps des Romains une cité noyée dans les jardins, Exilissa. C’est elle, que Belyounech la musulmane continua. »
L’histoire de cette ville est également liée à celle de la ville islamique de Ceuta. Elle était, au Moyen Âge, considérée comme un haut lieu de plaisance pour les habitants de Ceuta.
Le célèbre docteur et théologien Caddi Ayyad, a célébré de Belyounesch sa beauté et sa difficulté d’accès deux traits de ressemblance avec le paradis. Le célèbre géographe Andalou El Idrissi quant à lui décrit Belyounech comme étant une vallée où fruits, citrons et même cannes à sucre s’y produisaient en abondance et où l’eau coulait partout et les pâturages y étaient excellents.
Saisi par la beauté du lieu, le célèbre calife andalou AlManzor, Xème siècle s’y fit bâtir une résidence royale où il aimait se retirer
Le célèbre docteur et théologien Caddi Ayyad, a célébré de Belyounesch sa beauté et sa difficulté d’accès deux traits de ressemblance avec le paradis. Le célèbre géographe Andalou El Idrissi quant à lui décrit Belyounech comme étant une vallée où fruits, citrons et même cannes à sucre s’y produisaient en abondance et où l’eau coulait partout et les pâturages y étaient excellents.
Saisi par la beauté du lieu, le célèbre calife andalou AlManzor, Xème siècle s’y fit bâtir une résidence royale où il aimait se retirer
Belyounech est donc avant tout un site sub-urbain qui renferme des vestiges d’architecture civile (maisons, hammams, mosquées) et des constructions défensives notamment les bastions.
Les travaux archéologiques qui ont commencé en 1972 et qui se sont poursuivis jusqu’à 1978, ont mis à jour une structure unique en son genre au Maroc. Il s’agit de la muniya mérinide, type d’architecture palatine et de plaisance, très répandu en Andalousie au Moyen Âge.
Les travaux archéologiques qui ont commencé en 1972 et qui se sont poursuivis jusqu’à 1978, ont mis à jour une structure unique en son genre au Maroc. Il s’agit de la muniya mérinide, type d’architecture palatine et de plaisance, très répandu en Andalousie au Moyen Âge.
Tangier Times
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